Morning du 25 mars, Le choc invisible de la guerre
Publié le 25 mars 2026
(6 lectures)
Il n’est pas seulement pétrolier, il est aussi obligataire.
Le premier est évident, avec un baril en hausse de 35%, à 100$.
Le second l’est beaucoup moins mais tout aussi dangereux.
C’est celui qui peut coûter le plus cher.
Et il a déjà commencé.
Par Dorian Abadie
Responsable Bourse
Meilleurtaux Placement
RÉÉCRIRE LE SCÉNARIO
Le marché obligataire déteste une chose : devoir réécrire son scénario.
Il espérait une détente, une baisse des taux.
Il table désormais sur trois hausses des taux d’intérêt de la BCE cette année.
Il redoute en effet un regain d’inflation, ou au moins une désinflation plus lente.
Résultat, les investisseurs exigent des rendements plus élevés pour prêter aux États.
C’est la mécanique de base du taux de référence, celui à 10 ans.
Plus le doute monte, plus le rendement exigé grimpe pour cette obligation incontournable.
AU PLUS HAUT DEPUIS 2009
Le 10 ans français est ainsi passé de 3,2% à 3,8% en moins d’un mois.
Il a même atteint un pic à 3,87% lundi matin, au plus haut depuis juillet 2009.
En Allemagne, le taux de référence est passé de 2,65% à un peu plus de 3%. Un record depuis 2011.
La hausse est également marquée aux États-Unis (de 3,95% à 4,40%).
Avec, à la clé, une facture très variable selon la durée du conflit.
Mais on parle a minima de plusieurs milliards.
L’ALERTE DU SPREAD
Pour la France, le sujet est sensible.
L’écart de taux (le “spread”) avec l’Allemagne atteint environ 80 points de base.
C’est un niveau élevé et souvent considéré comme une alerte par le marché.
Quand cet écart se creuse, la confiance envers la France diminue.
Le marché fait le tri et dans le doute, il préfère Berlin à Paris.
Dans les périodes calmes, cela se voit peu.
Dans les périodes de tension, cela se paie tout de suite.
LE SUJET DE FOND
La guerre n’explique pas tout.
Aux États-Unis comme en Europe, le problème de fond était déjà là bien avant le conflit : des montagnes de dette à refinancer, des émissions obligataires massives, et partout, ou presque, une incapacité politique à freiner la dépense...
Lire la suite de cet article sur le site de Monfinancier.com
Le premier est évident, avec un baril en hausse de 35%, à 100$.
Le second l’est beaucoup moins mais tout aussi dangereux.
C’est celui qui peut coûter le plus cher.
Et il a déjà commencé.
Par Dorian Abadie
Responsable Bourse
Meilleurtaux Placement
RÉÉCRIRE LE SCÉNARIO
Le marché obligataire déteste une chose : devoir réécrire son scénario.
Il espérait une détente, une baisse des taux.
Il table désormais sur trois hausses des taux d’intérêt de la BCE cette année.
Il redoute en effet un regain d’inflation, ou au moins une désinflation plus lente.
Résultat, les investisseurs exigent des rendements plus élevés pour prêter aux États.
C’est la mécanique de base du taux de référence, celui à 10 ans.
Plus le doute monte, plus le rendement exigé grimpe pour cette obligation incontournable.
AU PLUS HAUT DEPUIS 2009
Le 10 ans français est ainsi passé de 3,2% à 3,8% en moins d’un mois.
Il a même atteint un pic à 3,87% lundi matin, au plus haut depuis juillet 2009.
En Allemagne, le taux de référence est passé de 2,65% à un peu plus de 3%. Un record depuis 2011.
La hausse est également marquée aux États-Unis (de 3,95% à 4,40%).
Avec, à la clé, une facture très variable selon la durée du conflit.
Mais on parle a minima de plusieurs milliards.
L’ALERTE DU SPREAD
Pour la France, le sujet est sensible.
L’écart de taux (le “spread”) avec l’Allemagne atteint environ 80 points de base.
C’est un niveau élevé et souvent considéré comme une alerte par le marché.
Quand cet écart se creuse, la confiance envers la France diminue.
Le marché fait le tri et dans le doute, il préfère Berlin à Paris.
Dans les périodes calmes, cela se voit peu.
Dans les périodes de tension, cela se paie tout de suite.
LE SUJET DE FOND
La guerre n’explique pas tout.
Aux États-Unis comme en Europe, le problème de fond était déjà là bien avant le conflit : des montagnes de dette à refinancer, des émissions obligataires massives, et partout, ou presque, une incapacité politique à freiner la dépense...
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