Morning du 6 mai, L'Allemagne sans direction
Publié le 6 mai 2026
(1 lectures)
C'est ce que les prévisionnistes anticipaient et c'est ce que j'anticipais.
Après 3 ans de récession, l'Allemagne de Merz devait rebondir vers 1% de croissance grâce à des plans de relance massifs sur la défense et les infrastructures.
Mais la guerre en Iran est arrivée et Merz s'est mis Trump à dos.
Explications.
LE PIVOT
L'Allemagne était certes en récession mais elle avait un atout majeur : des finances publiques saines avec un déficit nul et une dette à peine supérieure à 60% du PIB.
Une fois la contrainte constitutionnelle de déficit zéro supprimée, elle pouvait lancer des plans massifs d'investissements dans la défense et les infrastructures.
Plus de 1 000 milliards d'euros.
De quoi alimenter une croissance raisonnable en 2026 et une croissance plus forte en 2027.
MERZ
Arrivé au pouvoir il y a un an après une nomination poussive au deuxième tour, du jamais-vu, il semblait en passe de mener l'Allemagne vers un rebond économique.
Et d'être le chancelier de la relance.
Il avait en plus réussi à se mettre dans la poche Donald Trump qui ne tarissait pas d'éloges sur lui.
MAIS TOUT A DÉRAPÉ
Pour l'Allemagne.
Et pour Merz.
Pour l'Allemagne, avec la guerre en Iran qui va coûter au moins 0,5% de croissance en 2026, voire plus. Certains économistes n'excluent pas une nouvelle année nulle ou négative.
Et la décision de Trump de remonter les droits de douane sur les voitures européennes à 25% ne va pas arranger les choses.
ET POUR MERZ
rien ne va plus.
Popularité en berne.
Désapprobation sur son action à un niveau record.
Critiques des syndicats mais aussi du patronat.
La coalition qui doit encore théoriquement rester trois ans au pouvoir a du plomb dans l'aile alors que l'extrême droite ne cesse de progresser dans les sondages.
POUR NE RIEN ARRANGER
Merz est devenu une des cibles privilégiées de Trump.
Il faut dire qu'expliquer à Trump qu'il est manipulé par les Iraniens et qu'il ne remportera jamais de victoire n'était pas la meilleure façon de flatter le dirigeant américain.
BREF
C'est la débâcle.
Pour Merz et pour l'Allemagne.
2026 ne sera donc pas l'année de...
Lire la suite de cet article sur le site de Monfinancier.com
Après 3 ans de récession, l'Allemagne de Merz devait rebondir vers 1% de croissance grâce à des plans de relance massifs sur la défense et les infrastructures.
Mais la guerre en Iran est arrivée et Merz s'est mis Trump à dos.
Explications.
LE PIVOT
L'Allemagne était certes en récession mais elle avait un atout majeur : des finances publiques saines avec un déficit nul et une dette à peine supérieure à 60% du PIB.
Une fois la contrainte constitutionnelle de déficit zéro supprimée, elle pouvait lancer des plans massifs d'investissements dans la défense et les infrastructures.
Plus de 1 000 milliards d'euros.
De quoi alimenter une croissance raisonnable en 2026 et une croissance plus forte en 2027.
MERZ
Arrivé au pouvoir il y a un an après une nomination poussive au deuxième tour, du jamais-vu, il semblait en passe de mener l'Allemagne vers un rebond économique.
Et d'être le chancelier de la relance.
Il avait en plus réussi à se mettre dans la poche Donald Trump qui ne tarissait pas d'éloges sur lui.
MAIS TOUT A DÉRAPÉ
Pour l'Allemagne.
Et pour Merz.
Pour l'Allemagne, avec la guerre en Iran qui va coûter au moins 0,5% de croissance en 2026, voire plus. Certains économistes n'excluent pas une nouvelle année nulle ou négative.
Et la décision de Trump de remonter les droits de douane sur les voitures européennes à 25% ne va pas arranger les choses.
ET POUR MERZ
rien ne va plus.
Popularité en berne.
Désapprobation sur son action à un niveau record.
Critiques des syndicats mais aussi du patronat.
La coalition qui doit encore théoriquement rester trois ans au pouvoir a du plomb dans l'aile alors que l'extrême droite ne cesse de progresser dans les sondages.
POUR NE RIEN ARRANGER
Merz est devenu une des cibles privilégiées de Trump.
Il faut dire qu'expliquer à Trump qu'il est manipulé par les Iraniens et qu'il ne remportera jamais de victoire n'était pas la meilleure façon de flatter le dirigeant américain.
BREF
C'est la débâcle.
Pour Merz et pour l'Allemagne.
2026 ne sera donc pas l'année de...
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