Morning du 17 août, La guerre financière
Publié le 17 août 2026
(1 lectures)
Des mesures “jamais vues”, selon son secrétaire au Trésor Scott Bessent.
Mais Washington a déjà sanctionné plus de 1 000 personnes, navires et appareils liés à l’Iran depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche.
Le vrai problème est ailleurs.
Par Dorian Abadie
Responsable Bourse
Meilleurtaux Placement
LE PÉTROLE À PRIX CASSÉ
Pour réellement couper les revenus pétroliers de Téhéran, les États-Unis doivent s’attaquer à son principal acheteur : la Chine.
Plus de 80% du pétrole iranien expédié par mer lui était destiné en 2025. Pékin ne l’achète pas par sympathie pour Téhéran, mais parce qu’il est bon marché.
Avant la guerre, le brut iranien se négociait jusqu’à 10 dollars sous le Brent européen.
En 2025, Pékin en absorbait environ 1,4 million de barils par jour !
TOUT UN ÉCOSYSTÈME
Les États-Unis ont déjà sanctionné plusieurs raffineries chinoises. En avril, Washington a notamment visé Hengli, l’une des plus importantes du pays, accusée d’avoir acheté pour plusieurs milliards de dollars de pétrole iranien.
Le Trésor américain traque aussi la flotte fantôme qui transporte ce brut en brouillant son origine : navires intermédiaires, faux documents, transbordements en pleine mer…
L’Iran a bâti tout un écosystème financier et maritime pour contourner les sanctions.
LE BOUTON NUCLÉAIRE
Ces petites raffineries ont toutefois une faiblesse… qui fait aussi leur force : beaucoup entretiennent peu de liens avec le système financier américain.
Les sanctionner peut leur faire mal, sans forcément les arrêter.
Un levier autrement plus puissant serait de frapper les banques chinoises qui facilitent les paiements. Washington aurait déjà averti deux grands établissements qu’ils risquaient des sanctions.
Cette fois, le choc changerait de dimension. Une banque coupée du dollar ou des marchés américains peut rapidement devenir radioactive pour ses partenaires internationaux.
LA RIPOSTE DE PÉKIN
C’est précisément ce qui rend l’équation explosive.
Frapper de grandes banques chinoises reviendrait à transformer la pression sur l’Iran en guerre...
Lire la suite de cet article sur le site de Monfinancier.com
Mais Washington a déjà sanctionné plus de 1 000 personnes, navires et appareils liés à l’Iran depuis le retour de Trump à la Maison-Blanche.
Le vrai problème est ailleurs.
Par Dorian Abadie
Responsable Bourse
Meilleurtaux Placement
LE PÉTROLE À PRIX CASSÉ
Pour réellement couper les revenus pétroliers de Téhéran, les États-Unis doivent s’attaquer à son principal acheteur : la Chine.
Plus de 80% du pétrole iranien expédié par mer lui était destiné en 2025. Pékin ne l’achète pas par sympathie pour Téhéran, mais parce qu’il est bon marché.
Avant la guerre, le brut iranien se négociait jusqu’à 10 dollars sous le Brent européen.
En 2025, Pékin en absorbait environ 1,4 million de barils par jour !
TOUT UN ÉCOSYSTÈME
Les États-Unis ont déjà sanctionné plusieurs raffineries chinoises. En avril, Washington a notamment visé Hengli, l’une des plus importantes du pays, accusée d’avoir acheté pour plusieurs milliards de dollars de pétrole iranien.
Le Trésor américain traque aussi la flotte fantôme qui transporte ce brut en brouillant son origine : navires intermédiaires, faux documents, transbordements en pleine mer…
L’Iran a bâti tout un écosystème financier et maritime pour contourner les sanctions.
LE BOUTON NUCLÉAIRE
Ces petites raffineries ont toutefois une faiblesse… qui fait aussi leur force : beaucoup entretiennent peu de liens avec le système financier américain.
Les sanctionner peut leur faire mal, sans forcément les arrêter.
Un levier autrement plus puissant serait de frapper les banques chinoises qui facilitent les paiements. Washington aurait déjà averti deux grands établissements qu’ils risquaient des sanctions.
Cette fois, le choc changerait de dimension. Une banque coupée du dollar ou des marchés américains peut rapidement devenir radioactive pour ses partenaires internationaux.
LA RIPOSTE DE PÉKIN
C’est précisément ce qui rend l’équation explosive.
Frapper de grandes banques chinoises reviendrait à transformer la pression sur l’Iran en guerre...
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