L’intelligence artificielle devait accélérer la renaissance d’IBM.

Morning du 15 juillet, La chute d’IBM

L’intelligence artificielle devait accélérer la renaissance d’IBM.


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Mais elle a provoqué hier sa pire séance boursière : -25%, soit 70 milliards de dollars de capitalisation partis en fumée.
C’est plus que lors du krach d’octobre 1987 pour cette valeur technologique longtemps considérée comme l’une des plus stables de Wall Street.

Par Dorian Abadie
Responsable Bourse
Meilleurtaux Placement
ALERTE SUR LES VENTES
IBM a publié par surprise des résultats préliminaires, huit jours avant la présentation complète de ses comptes.
Son chiffre d’affaires du deuxième trimestre devrait atteindre 17,2 milliards de dollars, en hausse de seulement 1%, contre près de 17,9 milliards attendus par le marché.
L’écart paraît limité : moins de 4% sur les ventes.
Mais Wall Street a sanctionné les prévisions et la capacité de la direction à tenir ses promesses.

VICTIME DES PÉNURIES
Face aux pénuries et aux hausses de prix attendues dans les puces, les clients d’IBM ont privilégié l’achat de serveurs, de capacités de stockage et de mémoire informatique.
Plusieurs grands contrats de logiciels n’ont donc pas été signés dans les délais prévus.
Résultat, les ventes d’infrastructures reculent de 7%, l’activité de conseil stagne et les logiciels progressent de 5%, un rythme insuffisant pour satisfaire un marché habitué à des ambitions beaucoup plus élevées.


LE PARADOXE DE L’IA
Cette déconvenue révèle un effet rarement évoqué de la ruée vers l’intelligence artificielle.
Les milliards investis dans les puces, les centres de données, l’électricité et la cybersécurité ne sont pas nécessairement des dépenses supplémentaires.
Ils peuvent être prélevés sur les budgets consacrés aux logiciels traditionnels et au conseil informatique.
L’IA enrichit ainsi certains fournisseurs d’infrastructures tout en fragilisant des entreprises censées profiter de la même révolution.
IBM n’est pas victime d’un manque d’intérêt pour la technologie mais d’une bataille de priorités budgétaires qu’il avait anticipée, mais largement sous-estimée.


LOGICIELS SOUS SURVEILLANCE
La sanction a rapidement dépassé IBM.
Salesforce,...
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