Son prix au comptant frôle les 15 000 dollars la tonne à Londres, un record historique.

Morning du 20 août, La ruée vers le cuivre

Son prix au comptant frôle les 15 000 dollars la tonne à Londres, un record historique.


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Il faut même payer jusqu’à 550 dollars de plus pour une livraison à trois mois.
Du jamais-vu depuis 2021.
L’actualité passe sous les radars mais le marché se bat comme jamais pour les stocks disponibles.

Par Dorian Abadie
Responsable Bourse
Meilleurtaux Placement
LONDRES SE VIDE
Les entrepôts du London Metal Exchange détenaient encore récemment 208 000 tonnes de cuivre.
Mais près de la moitié était déjà réservée au retrait, il ne restait que 103 000 tonnes réellement disponibles.
Trois gros acteurs détenaient à eux seuls des positions acheteuses supérieures à cette quantité.
Les vendeurs ont dû trouver du métal en urgence et 38 150 tonnes ont afflué dans les entrepôts en trois jours.

TRUMP ASPIRE LE CUIVRE
Washington accentue la tension.
Face aux barrières commerciales américaines et au risque de nouveaux droits de douane, les négociants expédient massivement leur cuivre vers les États-Unis, où les prix sont plus élevés.
Fin juillet, les entrepôts américains concentraient à eux seuls 58% des stocks mondiaux.
Le cuivre quitte peu à peu l’Europe et l’Asie : la guerre commerciale dérègle un marché pourtant mondial.

TOUT LE MONDE EN VEUT
Et la demande ne devrait pas ralentir, en particulier avec l’IA.
Réseaux électriques, voitures, énergies renouvelables, défense, centres de données : toutes les grandes tendances industrielles consomment du cuivre.
La demande mondiale pourrait passer de 28 millions de tonnes en 2025 à 42 millions en 2040, soit +50%.
Sans investissement massif dans l’extraction et la production, le déficit d’offre pourrait s’élever à 10 millions de tonnes.

CREUSER PREND DES ANNÉES
L’offre ne peut en effet pas suivre aussi vite.
Le chilien Codelco, qui produit environ 5% du cuivre mondial, n’a extrait que 1,33 million de tonnes en 2025.
Le Chili vient même de l’autoriser à conserver tous ses bénéfices pour financer son redressement.
Son concurrent local, Antofagasta, a de son côté abaissé sa prévision de production pour 2026.
Une nouvelle mine exige des milliards, des autorisations et souvent plus...
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